Ça bastonne au Basto !

May 1, 2019

Nous sommes à 1h de Nice, la Vésubie s'ouvre à un nouvel affluent, la Gordolasque. Moins connue que sa voisine, la vallée des Merveilles, cette vallée n'en est pas moins démente pour la pratique de toutes les disciplines de la montagne. Elle ouvre notamment sur le "célébrissime" refuge de Nice et les 3000 les plus méridionaux du Mercantour ; le Gélas, la Malédie et le Clapier.

 

Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit ici. En cette journée de fête du travail et malgré la météo capricieuse annoncée dans l'après midi, notre choix se porte sur la traversée du Basto. Nichée au bout du vallon de l'Autier, cette arête qui flirte avec les 2800 mètres d'altitude a bonne réputation. Alors, verdict ?

 

Les giboulées de printemps sont passées par là et le massif est encore bien enneigé en ce début mai. Nous sommes une nouvelle fois audacieux en choisissant cette course malgré le spectre du but subi à l'arête NW du Grand Capelet un peu plus tôt dans l'hiver.

 

Je retrouve le Jibe à 6h30 à Roquebilière et nous décollons sacs sur le dos à 7h du pont du Countet, terminus carossable de la Gordo.

 

Très vite, la faune est très riche (bouquetins et chamois) et les premiers pêcheurs sont déjà au charbon !

 

Les premières langues de neige apparaissent dans le vallon de l'Autier vers 2100 m mais ça porte hyper bien, on mettra les crampons au pieds des pentes un peu raides au dessus du lac Autier duquel on aperçoit l'itinéraire dans sa totalité.

 

 A 9h nous sommes à la brèche N, départ de l'itinéraire.

 

Le premier sommet de l'arête (la tête N) est bien roulant, nous l'atteignons à 10h. L'ambiance est magnifique avec les conditions du jour, bien en neige. Le soleil est au RDV. C'est le pied. Les difficultés sont modérées (AD) car l'arête est assez large. Nous sommes globalement resté sur le faîte en contournant versant Valmasque les zones de rocher sans intérêt. 

 

Une belle dalle prisue s'offre à nous pour descendre de la tête N et très vite la vue sur le reste de la course est splendide. De là où nous sommes, la voie paraît bien raide !

 

En effet, cette tête centrale (côtée D au topo) est le plat de résistance de la course. Un petit bastion bien raide pour commencer et une belle arête bien gazeuse ensuite avec au moins un pas bien marqué où nous (du moins j'ai) sorti les genoux ! Vraiment classe. Ça fait tout bien en mixte, nous avons conservé les crampons. Un petit rappel (~ 20 mètres) et nous voici au pied du 3ème et dernier sommet.

 

Jibe lance les hostilités au plus "facile" dans un mur qui semble être la ligne logique. Le topo indique du II, ça nous a paru bien grimpant (la neige et les crabes peut-être?). On est passé à peu près dans l'axe sans comprendre où se trouvait la grotte mentionnée dans le topo. Le reste de la tête S est plus trivial, dans le même style que la tête N. Au sommet vers 13h, la vue sur le Grand Cap ... elet est démente avec son arête NW encore bien en neige. Une petite langue de neige dérobée bien opportune versant Gordolasque nous ramène à un collet d'où nous nous laissons glisser presque jusqu'au lac !

 

Ça porte encore bien sur la neige, retrait des crampons à 2100 m ! Nous retrouvons le parking à 14h40 pour la sieste ! Une très belle course avec de l'ambiance, des passages bien grimpant en particulier dans les conditions du jour.

 

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Sourires d'en haut

Mathieu Stephan

Aspirant Guide de Haute Montagne

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